11 mars – PERTE D’AUTONOMIE – DEBAT

Posté par cgtmaubeugeretraites le 3 mars 2011

  

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DÉBAT PUBLIC  DU 11 MARS 2011 – 15H00 – SALLE de la Halle au sucre – Rue de l’entrepôt – LILLE

   

Perte d’autonomie

Il faut une réponse collective, solidaire et publique

Un enjeu de société qui demande une réponse de la collectivité nationale

La perte d’autonomie est un des drames de la vieillesse. Les causes sont diverses mais proviennent très souvent de maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson…). Elles sont aussi liées aux conditions de travail et à l’insuffisance de la politique de prévention.

Il s’agit donc d’une question de société à laquelle la collectivité nationale doit apporter une réponse satisfaisante aux besoins exprimés.

Développer la prévention

Pour l’être humain, garder toutes ses capacités d’autonomie jusqu’à la fin de sa vie est légitime. La prévention est un moyen pour lutter contre la perte d’autonomie. Elle doit être menée tout au long de la vie.

Ce doit être une des dimensions de la politique nationale de santé publique, intégrant l’éducation à la santé, la médecine scolaire et la médecine du travail.

Les systèmes de santé doivent y contribuer par ces actions spécifiques.

En outre, une politique particulière de prévention doit être menée en direction des personnes âgées.

Elle peut revêtir plusieurs formes, par lesquelles :

  • visites médicales de dépistage

  • prévention des chutes

  • animations d’ateliers « mémoire »

  • actions de prévention portant sur l’audition et la vision

  • prise en charge spécifique en cas d’hospitalisation

  •  …

Les moyens actuels de prévention ne sont pas à la hauteur des besoins. Les financements publics ont négligé ce domaine pour se limiter aux prises en charge lorsque la dépendance commence déjà à s’installer.

Répondre aux besoins de la perte d’autonomie

Le maintien à domicile

Les derniers sondages montrent que les personnes âgées souhaitent rester dans leur domicile le plus longtemps possible. Le maintien à domicile doit donc être privilégié. Il permet le maintien de la vie sociale.

Pour ce faire, il faut développer et améliorer très sérieusement les services et les soins à domicile, ainsi que leur organisation, leur coordination et leur prise en charge financière.

On constate aujourd’hui, un trop grand nombre d’intervenants et un manque de cohérence dans leurs actions.

Se posent également les problèmes de la formation de ces intervenants (majoritairement féminins) qui doit être renforcée, de leurs conditions de travail et de leurs rémunérations.

Une politique d’adaptation des logements aux besoins des personnes âgées est attendue également.

L’accueil en établissement

L’entrée en établissement est perçue très souvent comme une solution de dernier recours.

Elle est rarement choisie. Elle est mal vécue par de nombreuses personnes âgées.

Toutefois, elle est souvent une bonne solution qui permet à  la personne de se sentir moins isolée, d’être prise en charge globalement et d’être déchargée des contraintes du domicile.

La transition de la vie à domicile à la vie en maison de retraite doit être améliorée.

Ces établissements doivent être de taille humaine et viser la proximité avec les anciens lieux de vie des personnes hébergées. La qualité de l’accueil joue un rôle essentiel.

Le nombre de places en EHPAD est très insuffisant. Le rythme actuel des créations de places en EHPAD (7500 places par an) ne répond pas aux besoins actuels et futurs.

Le taux d’encadrement, c’est à dire le ratio entre le personnel d’encadrement et les personnes accueillies est trop faible. Il s’élève à  l’échelle nationale à 0,57 équivalent temps plein. C’est nettement insuffisant pour faire face à l’accueil de personnes de plus en plus dépendantes.

Les prix de journée en établissement sont très élevés et très variables. A ces tarifs d’hébergement, très élevés, s’ajoutent les frais liés à la perte d’autonomie qui ne sont pris en charge que partiellement par l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie). Ces grandes disparités de tarifs doivent être réduites; les tarifs doivent être mieux encadrés par les pouvoirs publics.

Le reste à charge est beaucoup trop élevé pour les personnes concernées ou leur famille.

Des mesures doivent être prises pour diminuer le coût à charge des personnes âgées sans diminuer la qualité de l’accueil et du service et sans hypothéquer les conditions de vie ultérieures. Il est primordial de maintenir les capacités de maintien des investissements nécessaires à venir.

Derrière tous ces problèmes de qualité d’accueil, de taux d’encadrement, de formation et de tarifs, se pose bien évidemment le problème du financement de ces structures.

Le financement
  
Actuellement les frais liés à la perte d’autonomie sont en partie compensés par l’APA, sachant que les soins liés à la maladie sont pris en charge par l’assurance maladie.

L’APA est insuffisante et inégalitaire.
Insuffisante, parce que le reste à payer est beaucoup trop important.
Inégalitaire, puisqu’elle varie d’un département à l’autre.

La perte d’autonomie doit être prise en charge par la solidarité nationale.

La création d’un nouveau risque géré par la sécurité sociale, le risque « perte d’autonomie » est donc indispensable.

Les organisations syndicales de retraités revendiquent la création d’un droit universel de compensation pour l’autonomie quel que soit l’âge, financé  par la solidarité nationale dans le cadre de la sécurité sociale.

Le recours à des assurances individuelles et au patrimoine des personnes âgées ne sont pas des solutions acceptables car elles pénalisent les personnes âgées dépendantes au détriment d’une solidarité large.

Ce que veulent les organisations syndicales de retraités

Les organisations syndicales de retraités demandent à l’Etat de prendre ses responsabilités par une réponse publique correspondant à un choix de société.

En effet, le nombre croissant de personnes en perte d’autonomie est un enjeu de société.

Parce que ce risque peut frapper chacun de nous :

  • la réponse passe par une gestion collective de ce risque au sein de la Sécurité Sociale

  • son financement doit se faire par la solidarité nationale dans le cadre de la sécurité sociale, avec un engagement de l’État.

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